A Charleroi, la cité du Centenaire vient d’achever la première phase de sa modernisation, sa mue même, devrait-on dire : elle s’impose en effet comme le premier écoquartier d’habitations sociales du Hainaut.

Porté par la société publique La Sambrienne, le projet s’articule d’une part sur la rénovation énergétique d’immeubles d’appartements datant de la fin des années cinquante, de l’autre sur la construction de nouveaux logements certifiés passifs. Lauréate d’un concours européen d’architecture lancé à la fin 2012, l’association Startech Management group, où interviennent le bureau d’architectes Marcel Barattucci (Charleroi) et la SPRL Architecture et Création de Nathalie Abrassart (Mons), a relevé le défi d’exploiter les atouts de la situation géographique, de l’offre de mobilité en transports en commun et de la proximité des services et commerces pour inscrire cet ensemble résidentiel dans l’esprit du développement durable. Ce qui a valu au projet de représenter la Wallonie en novembre dernier lors de la 22e  conférence mondiale sur le climat, la COP 22, à Marrakech.

C’est en 1957 que la cité du Centenaire voit le jour. Elle est l’œuvre de l’architecte Victor Bourgeois qui l’imagine sur le modèle de la cité-jardin. Vingt ans plus tard après le premier choc pétrolier, les façades des immeubles sont couvertes de plaques d’amiante, une intervention qui « défigure » littéralement leur architecture. « Lui rendre son cachet a été l’un de nos axes de travail », explique Nathalie Abrassart. Les équipes y ont concilié une amélioration de l’efficacité énergétique. Au point de faire de ces logements les plus performants de Wallonie dans le secteur public….